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11 Feb

John meurt à la fin _ David Wong

Publié par Van Cvem Djr  - Catégories :  #Littérature américaine, #Humour, #Horreur, #Drogue, #Folie, #Violence, #Fantastique, #Gore, #Absurde

John meurt à la fin _ David Wong
John meurt à la fin _ David Wong

Résumé :

Vous êtes drogué ? cinglé ? paranoïaque ? Vous pouvez lire ce livre, mais nous déclinons par avance toute responsabilité. Sans doute, il existe des gens qui ont déjà fait des trucs plus tarés qu'essayer de résumer ce bouquin. Le souci, c'est que personne ne sait ce qu'ils sont devenus. Ça commence avec deux potes, John et Dave, deux losers fans de ciné travaillant plus ou moins dans un club vidéo. À un concert, John rencontre un type passablement déglingué, le " Jamaïcain ", qui lui fait essayer une nouvelle drogue. Les effets sont radicaux. En plein " bad trip ", John hallucine sévèrement. Peu rassuré, Dave le conduit à l'hôpital. À la suite de quoi la police leur fait subir un interrogatoire en règle. Il semblerait en effet que tous ceux qui ont pris ce soir-là la drogue du Jamaïcain soient morts ou se soient évaporés. Ensuite, autant vous prévenir : ça devient vraiment chelou. Un téléphone-hot-dog, une balle qui aurait dû tuer mais ne tue pas, une conférence apocalyptique sur le paranormal à Las Vegas, une télé qui vous regarde et tout un tas de rencontres que l'on aimerait qualifier autrement que de " non euclidiennes "... " Ce n'est pas parce que je suis paranoïaque qu'ils ne sont pas tous après moi. " OK, vous voulez savoir ce que serait Le Livre sans nom si Hunter S. Thompson l'avait cauchemardé dans la baignoire d'une chambre d'hôtel ? À quoi ressemblerait un roman écrit par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez si ces malheureux se servaient de l'humour comme un épileptique d'une mitraillette et se défonçaient à l'acide en pensant gober des smarties ? Vous avez envie de crever de rire en essayant de tourner les pages et de devenir un genre de zombie livrophage ? Bienvenue dans le monde de John : le mec qui risque fort de mourir à la fin.

 

Mon avis :

Euh... Comment dire? Pu****.De.Mer**.
Mais qu'est-ce que c'était que ce livre de détraqué?!? A mi chemin entre une aventure des frères Winchester, un porno hentaï, et la fameuse nouvelle nommée Destop de Xavier Hérisson -que personne ne connaît mais qui m'avait mise dans tous mes états il y'a une dizaine d'années- ce livre est complètement barré. Le parallèle avec Ténèbres sur Jacksonville de Brigitte Aubert était plus qu'évident, mais n'a en rien gêné ma lecture.
C'est sûr que pour être original, ça l'est. Le cerveau complètement cramé de John et le cynisme de Dave m'ont pliée en deux à de nombreuses reprises. Parce que oui, ce livre est d'une drôlerie inexplicable. On passe du sourire timide, au rire franc, puis au rire jaune, voire même au rire nerveux. Parce qu'au bout d'un moment, ces bestioles des enfers constituées de cadavres d'animaux, de cafards pullulant, ces créatures grouillantes de vers qui regardent Dave à travers sa télé, ça vous donne juste envie de refermer le livre et de vous terrer sous vos draps bien frais.... Mais on ne peut pas, parce que c'est assez addictif ce genre de lecture, si on parvient à rentrer dedans. Et on peut dire que j'étais carrément dedans.
L'humour décapant et le côté complètement gore de l'histoire m'ont complètement conquise.
Et bien que certaines longueurs abominables ont failli me perdre en chemin, je ne regrette absolument pas ma petite dose de sauce soja. 

John meurt à la fin _ David Wong

- Tout a commencé par un incident ou plutôt une série d'incidents : un premier mort, puis un deuxième. Quelques drogues. C'est une longue histoire, mais il nous arrive de voir des choses. J'ai par exemple un chat mort qui me suit partout et se demande pourquoi je ne le nourris jamais. Oh, et une autre fois mon hamburger a commencé à beugler pendant que je le mangeais.

John à Shelly

Imaginez cinquante mille hommes coincés sur une île déserte, privés de nourriture, d'eau, de sexe, mais maintenus en vie pendant cinquante mille ans. Puis, une fois que leurs tourments les ont poussés bien au-delà de la folie, au-delà de l'automutilation et du cannibalisme, quelqu'un balance une sculpture de femme à poil faite en entrecôtes. Si vous arriviez à enregistrer le bruit des hommes en train de la niquer, la bouffer et la déchirer en petits morceaux, puis à diffuser ce son dans votre crâne à dix mille watts, ça ne serait toujours rien à côté de ce que j'entendais. C'était une supernova de folie, de désespoir, de privation et de tourment, de cris stridents et de hurlements, avec , disséminés par-ci par-là, des échos de mon nom.

David

- John, je vais te dire une bonne chose, m'interrompit Jim de son ton le plus austère et évangélique, chaque homme reçoit des dons du Seigneur. L'un des miens se trouve d'être doté d'un pénis si gros que, si celui-ci avait un pénis, le pénis de mon pénis serait plus gros que ton pénis.

Big Jim à John

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