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26 Oct

Entre mes mains le bonheur se faufile _ Agnès Martin-Lugand

Publié par Vanessa De Jesus Ribeiro  - Catégories :  #Littérature française, #Contemporain, #Passion, #Emotions, #Epanouissement personnel, #Challenge, #Couture, #Manipulation, #Secrets

Entre mes mains le bonheur se faufile _ Agnès Martin-Lugand
Entre mes mains le bonheur se faufile _ Agnès Martin-Lugand

Résumé :

Depuis l'enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l'aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n'ont toujours vu dans ses ambitions qu'un caprice : les chiffons, ce n'est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l'âme, s'est résignée.
Aujourd'hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s'être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s'ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...
Portrait d'une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.

 

Mon avis :

Ce roman m'a complètement déroutée. Plus j'avançais dans ma lecture, plus son ambiance changeait. Je passais d'un roman lambda sur l'épanouissement de soi, à un roman passion, un roman émouvant, j'ai même cru tomber dans le thriller psychologique à un moment.
Finalement il se passe beaucoup de choses, mais - parce qu'il y'a un mais- ce n'est jamais assez. Tout reste très superficiel.
Ce livre a réussi à m'ennuyer, me passionner, m'intriguer et me décevoir. Je ne sais pas comment vous l'expliquer, j'étais comme un soufflé au fromage à moitié retombé, mais toujours en suspension.
Le gros + de ce roman c'est sa Marthe, ce personnage hautain, froid, manipulateur et séducteur, qui fascine Iris. Mi Pygmalion, mi Marquise de Merteuil. Malheureusement, c'est le seul personnage intéressant.
Le côté provincial bourgeois année 50 d'Iris, m'a profondément agacé, même si son manque de confiance en elle me la rendait sympathique. Quant aux autres, ce sont des clichés ambulants. Gabriel, le requin de la finance et de la séduction, coeur sensible caché sous une cuirasse de motard au sourire en coin. Mi Danny Zuko - mi vicomte de Valmont. Pierre, le mari, est d'une insipidité sans nom. Le médecin de province à mocassins à glands presque, toujours de garde, jamais un regard pour sa femme qu'il verrait bien en mémère au foyer avec serre-tête et jupe plissée.
Alors c'est compliqué à retranscrire pour moi, parce que oui, ce roman m'a captivé, je ne l'ai pas lâché, mais il ne m'a pas époustouflée, et il m'a profondément décu par son manque de relief. La trame était super, les idées étaient très bonnes, mais ce n'était pas transcendant, alors que ça aurait pu l'être justement.
Cependant, je voudrais terminer sur une note positive, et dire que même si ce roman m'a déçu, j'ai adoré l'écriture fluide, simple et captivante de son auteur. Je ne m'arrêterais pas là, et lirais ses autres livres, promis!
 

Entre mes mains le bonheur se faufile _ Agnès Martin-Lugand

- Dépêche-toi un peu, on va être en retard. Pourquoi mon mari était-il si pressé d'aller déjeuner chez mes parents? Alors que moi, j'aurais donné n'importe quoi pour y échapper. Seul avantage, cela me permettrait d'étrenner ma dernière robe. J'avais réussi à mettre la touche finale la veille au soir, et j'étais satisfaite du résultat. J'essayais tant bien que mal de ne pas perdre la main et d'entretenir mon doigté de couturière. Et puis, dans ces moments-là, j'oubliais tout : mon travail à la banque d'un ennui mortel, la routine de ma vie, le délitement de mon couple. Je n'avais plus l'impression de m'éteindre. Au contraire, j'étais vivante ; lorsque je faisais équipe avec ma machine à coudre ou que je dessinais des modèles, je palpitais.

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