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25 Nov

Les gens heureux lisent et boivent du café _ Angès Martin-Lugand

Publié par Vanessa De Jesus Ribeiro  - Catégories :  #Littérature française, #Deuil, #Romance, #Irlande, #Emotions, #Epanouissement personnel, #Contemporain, #Roman, #Tranche de vie

Les gens heureux lisent et boivent du café _ Angès Martin-Lugand
Les gens heureux lisent et boivent du café _ Angès Martin-Lugand

Résumé Babelio :

"Ils étaient partis en chahutant dans l'escalier. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux."
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence.
C'est peut-être en foulant la terre d'Irlande, où elle s'exile, qu'elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Entre "Le Journal de Bridget Jones" et "Love Story", l'histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions.
Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n'a pas d'autre choix que de faire avec.
 

Mon avis :

Les gens heureux fument (énormément) et boivent (trop) de café mais ne lisent vraiment pas beaucoup, si vous voulez mon avis.
Voilà la première chose que j'ai pensé en refermant ce roman. Autant vous dire que j'ai été très déçue, parce que je pensais vraiment entrer dans la peau d'une jeune femme passionnée de bouquins, avec des références littéraires à tous les coins de pages.
Au lieu de quoi, j'ai eu droit aux états d'âme niaiseux d'une héroïne de Chick-lit. Et Dieu sait que j'aime ce genre littéraire, mais seulement quand il ne se prend pas au sérieux, ce qui n'est pas le cas des Gens Heureux...
J'ai d'ailleurs envie de hurler quand je vois que chez Babélio (résumé ci-dessus) on compare ce roman sans substance à une perle de beauté et de profondeur comme Love Story de Erich Segal! Pardon, mais non, je m'insurge!

Une jeune femme anéantie par un terrible deuil, propriétaire d'un café littéraire à Paris, qui tente de se reconstruire, y'avait de quoi envoyer du pâté (si vous permettez ce genre d'expression).
Mais non. On a tout juste eu droit aux pérégrinations d'une cruche au fond du gouffre qui laisse son café littéraire mourir en plein Paname (ce qui doit lui causer un déficit financier énorme!!!!) et se paye le luxe de s'exiler en Irlande, pour s'enticher du premier connard venu, sous prétexte qu'il est un peu écorché aussi.
Franchement quelle propriétaire d'un commerce en plein Paris, pourrait se permettre de laisser son affaire couler pendant 2 ans, et se barrer à Tataouine sans se préoccuper de son compte en banque? Même en ayant touché un bel héritage, cela me paraît peu crédible.

C'est un roman sans intérêt et qui m'a vraiment laissée dubitative quant au succès qu'il a pu rencontrer.
Les chapitres irlandais sont bourrés de clichés en tous genres, et n'apportent rien au récit sinon un cadre idyllique. Les personnages sont inintéressants et sans relief.
Si je m'étais dit avant d'entamer ce roman, tiens si je me faisais un petit téléfilm culcul sur M6, je n'aurais pas été déçue, mais je ne m'attendais pas du tout à cela en attaquant ma lecture, et la chute a été douloureuse.

Je terminerais cependant sur une note positive, car comme je l'avais remarqué dans Entre mes mains le bonheur se faufile, Agnès Martin-Lugand a une très belle écriture fluide et aérienne, mais que j'aimerais découvrir dans un roman profond et original,

Les gens heureux lisent et boivent du café _ Angès Martin-Lugand

Si je commence une histoire avec toi, je te reprocherai un jour ou l’autre de ne pas être lui… d’être toi. Je ne veux pas de ça… Tu n’es pas ma béquille, ni un médicament, tu mérites d’être aimé sans condition, pour toi seul et non pour tes vertus curatives. Et je sais que… je ne t’aime pas comme il faut. En tout cas, pas encore. Il faut d’abord que je me reconstruise, que je sois forte, que j’aille bien, que je n’aie plus besoin d’aide. Après ça, seulement, je pourrai encore aimer.

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