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15 Feb

J'entends le bruit des ailes qui tombent _ Gipsy Paladini

Publié par Vanessa De Jesus Ribeiro  - Catégories :  #Littérature française, #Thriller, #Meurtre, #Mythologie, #Suspense, #Solitude, #Etats-Unis, #Roman

J'entends le bruit des ailes qui tombent _ Gipsy Paladini
J'entends le bruit des ailes qui tombent _ Gipsy Paladini

Résumé Livraddict :
 

"Al avait déjà pensé au mal, le pur et dur, celui qui ne connaît ni la souffrance, ni la morale, celui qui évolue dans un néant absolu sans passé, sans présent, sans futur. Il avait parlé à des tueurs dans les yeux desquels il n’avait rien lu. Le vide. Le noir. Un abîme. Pas même une branche pourrie à laquelle s’accrocher. On plongeait en chute libre dans leur rétine et on ne s’arrêtait jamais, parce que le mal n’a pas de fond. "
New York. 1969. Entre les bouleversements sociaux et politiques qui saignent les Etats-Unis en cette fin de décennie, des meurtres ne pèsent pas lourds dans une ville comme New York. Mais lorsque des enfants sont retrouvés chez eux assassinés dans des mises en scène macabres, la terreur s’installe.
Al Seriani, un flic rongé par la culpabilité depuis la mort de son collègue, est mis sur l’affaire. Mais l’instabilité de son état émotionnel ne lui rend pas la tâche facile. Révolté par sa vie personnelle chaotique et l’indifférence des suspects, il tente tant bien que mal de contenir la boule vibrante de rage qui grossit en lui. L’enquête le mène sur les traces d’une vieille légende qui le poussera à fouiller dans le passé obscur de l’humanité, un passé semé de cadavres où il se trouvera confronté aux origines de la cruauté des hommes, mais également à ses propres origines, dévoilant l’abominable vérité sur sa naissance. Un roman noir aux dialogues percutants, baignant dans l’ambiance chaotique du New York des années 60. Une enquête explosive, entre drame et ironie, qui nous guide sur les traces d’êtres cruels et sans conscience. Les vrais visages qui surgissent au milieu des personnages nous montrent qu’entre la fiction et la réalité, il n’y a parfois qu’un fil.


Mon avis :


Je ne suis pas une grande lectrice de romans noirs, aussi peut-être mon esprit de déduction n'était-il pas assez affûté pour ce thriller. Car autant vous le dire de suite : je n'ai rien compris!

À chaque fois que je sentais qu'on approchait d'une vérité ou de la résolution d'une des énigmes, j'attendais, fébrile, la fameuse révélation, mais au dernier moment : pffffiout!
Rien. Les personnages semblaient comprendre, mais pas moi.

Pourtant, malgré quelques longueurs, ce roman avait tout pour plaire. Un inspecteur obscur, un brin suicidaire, à la moralité borderline, le New-York des années 60-70 pour décor, des prostituées balafrées, des enfants torturés et assassinés, une légende mystique en trame de fond. Sincèrement, je comprends pourquoi j'ai lu tant de bonnes critiques à son sujet. Si j'avais compris, moi aussi j'aurais été dithyrambique.


Je ne peux donc que le conseiller aux grands lecteurs de polars, qui eux comprendront les détails passés sous silence, les indices cachés entre les pages pour une parfaite compréhension de l'intrigue!
Pour ma part, je reste profondément perturbée par cette lecture qui m'a laissée dubitative quant à mes capacités intellectuelles...

Voilà, voilà... Vous l'aurez donc compris, J'entends le bruit des ailes qui tombent est, pour moi, pire qu'une déception, c'est une énorme FRUSTRATION!!!!

J'entends le bruit des ailes qui tombent _ Gipsy Paladini

Son monde était celui de la nuit, des coins obscurs, du danger. On pouvait se cacher la nuit, mentir, être qui on voulait. C'était ce qu'il aimait. Cette liberté d'existence. Le monde du jour, celui des écoliers, des femmes qui sortaient de leurs cours de danse, des amoureux qui, enlacés, parlaient du dernier Arthur penn, celui des responsabilités, des normes sociales à respecter, ça n'était pas pour lui. Il avait un temps effleuré cette vie douceâtre et naïve, mais quand la peau de flic avait commencé à lui pousser sur les os, il avait fui sa famille, craignant que la noirceur qui lui grignotait l'âme contamine les gens qui l'aimaient.

La mort provoquait un raz-de-marée, fracassait les murs, souillait l'air, emportant avec elle la joie, les rires, l'espoir...
Seuls la peur et le chagrin subsistaient, et aucun d'eux n'était très causant.

Ce dernier aimait les cicatrices, pas celles des minets qui se coupaient avec leur lame de rasoir les matins embrumés, mais les vrais balafrés , ceux à qui la vie avait joué de vilains tours et qui portaient la marque indélébile de la cruauté et de l'injustice incrustée dans leur chair. Évidemment il y'avait les autres aussi, comme lui, qu'on avait bousillé de l'intérieur. Ces balafrés-là, on ne les repérait pas au premier abord, mais si on prenait le temps de les observer, on saisissait au fond de leur regard leur âme éteinte.

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