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16 May

Dieu est un pote à moi _ Cyril Massarotto

Publié par Van Cvem Djr  - Catégories :  #Littérature française, #Humour, #Emotions, #Romance, #Drame, #Coup de coeur

Dieu est un pote à moi _ Cyril Massarotto
Dieu est un pote à moi _ Cyril Massarotto

Quatrième de couv' :

L'un a une barbe de quelques jours, l'autre de millions d'années.

L'un vit sur terre, l'autre dans les nuages.

L'un est vendeur dans un sex-shop, l'autre a un métier qui réclame le don d'ubiquité.

L'un n'a pas beaucoup d'amis, l'autre aimerait parfois se faire oublier d'eux.

Vous ne voyez toujours pas de qui il s'agit?

Et si Dieu avait décidé de faire de vous son meilleur ami?

 

Mon avis :

Le résumé est mensonger. Traître. Il ne nous avertit pas. Ne nous prévient pas. On ne s'attend pas à grand chose, sinon à un énième dialogue surréaliste sur l'existence de Dieu.

La déferlante, elle arrive au bout de quelque pages, lorsqu'on commence à réaliser qu'on est dedans sans s'en être rendu-compte. Que nous ne somme plus lecteurs, ni même acteurs de notre imagination. Lorsqu'on réalise que Dieu, dans ce roman, c'est nous.

On est aussi omniscient que lui. Comme lui nous connaissons la suite logique de l'histoire, sans toutefois le penser trop fort pour ne pas gâcher le reste.

Nous sommes conscients des émotions qui vont se succéder, qui vont nous effleurer, nous bousculer, et s'insinuer à l'intérieur de nous. Non pas que "Dieu est un pote à moi" soit un roman sans surprise. Au contraire...

J'avais oublié l'effet que ça faisait... les yeux qui commencent à piquer, les fourmis qui envahissent les doigts, l'impression grandissante d'être enfermée entre une couverture et quelques centaines de pages. L'envie irrépressible de vivre, de rire, de pleurer, de savoir, de comprendre, de rester.

J'avais oublié ce qu'un roman génial pouvait procurer comme sensations. Mais ce soir, tout m'est revenu.

C'était mieux qu'un film avec Léo DiCaprio, mieux qu'un album de Miossec ou qu'un pot de Nutella un soir de déprime, mieux qu'un Lovefool des Cardigans qui retentit dans une voiture aux premières rayons de soleil printaniers. C'était mieux.

C'était magique. Pas parce qu'il était plus intelligent, mieux écrit, plus accessible, plus farfelu, plus drôle, ou plus émouvant qu'un autre. Parce qu'il était tout ça à la fois.

On ne compare pas les romans, ils nous apportent beaucoup sans pouvoir jamais se concurrencer. Ce que nous trouvons entre les pages d'un Gavalda, d'un Krakauer ou d'un Cohen, ne se ressemble jamais.

Ce soir, je me suis souvenue d'où me venait mon amour des romans. L'impression brève et furtive de partager une histoire, des mots, des craintes et des envies, avec un personnage qui ne sera jamais nous, ni notre voisin, ni quique ce soit de réel. L'impression de partager la vie d'un ou de plusieurs personnages qui ne seront jamais rien d'autre qu'une partie de nous, de notre imagination qui les modèle, les construit, les fait vivre dans notre esprit.

Ce soir j'ai eu l'impression de suivre une autre vie pendant 213 pages. Pas forcément plus belle, plus heureuse ou plus malheureuse que la mienne. Juste une autre vie que je pouvais presque toucher du doigt.

Dieu est un pote à moi _ Cyril Massarotto

- Euh... Dieu?

Le même flash que tout à l'heure et me revoilà devant lui :

- Alors tu t'es calmé?

- Attends, mets-toi à ma place, rencontrer Dieu, ça fait quelque chose! Un peu comme la fois où j'ai vu Ophélie Winter pour de vrai dans la rue...

- Merci de la comparaison...

p.10

- L'amour, c'est moi, la poésie c'est moi, la vulgarité c'est aussi moi, la littérature c'est moi, la musique c'est moi, l'humour c'est moi...

- La modestie c'est quelqu'un d'autre apparemment...

p.12

- Tu veux te marier avec moi?

- Oui.

- Pour la vie?

- Non, juste pour une semaine, après on verra... Mais oui pour la vie!

p.53

Le bonheur n'est pas un projet. Sois-en bien conscient. Vis, et ne t'encombre pas l'esprit de questions inutiles.

p.94

Et face au monde qui vit en lui, face à la douleur et à la peine, je pleure moi aussi. Comme le temps passe, comme les hommes souffrent, Dieu pleure dans mes bras.

p.157

Peut-être que le plus important n'est pas l'amour, mais la personne qui nous apprend à aimer.

p.171

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