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25 Apr

La face cachée de Margo _ John Green

Publié par Van Djr  - Catégories :  #Littérature américaine, #Littérature Jeunesse, #Adolescence, #Amitié, #Roman, #Road-Trip, #Aventure, #Emotions, #Mystère

La face cachée de Margo _ John Green
La face cachée de Margo _ John Green

Quatrième de couverture :

Mar-go-Roth-Spie-gel-man, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit.
Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo ne se présente pas au lycée, elle a disparu.

Quentin saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver? Plus il s'en approche, plus Margo semble lui échapper...

 

Mon avis :

Ma première observation, concernant cette lecture, c'est que John Green ne prend pas son jeune public pour des niaiseux incultes. C'est une bonne nouvelle, car malheureusement ce n'est pas toujours le cas dans les lectures Jeunesse. La construction de La Face Cachée de Margo est extrêmement bien ficelée, bardée de références culturelles et de pensées profondes limite "cours de philo".
C'est un livre fort qui parle d'amitié avant tout, puis de découverte de soi.
Avec Quentin, le personnage principal, on se lance à la poursuite de Margo, cette fille de papier insaisissable qui sème de fragiles petits graviers derrière elle, que Q. s'escrime à déchiffrer dans l'espoir de la retrouver. Aux côtés de sa bande de potes geeks, Ben et Radar, ainsi que de Lacey, ex BFF de Margo, Q. entame alors une formidable aventure humaine.
Au cours de ces explorations urbaines et d'un road-trip délirant millimétré à la seconde près, chacun va découvrir qu'ils ont tous une face cachée.
Une belle lecture pour moyens et grands.

La face cachée de Margo _ John Green

[...] j'apprends quelque chose sur la peur. [...] C'est l'émotion la plus primitive de toutes, la sensation qui nous accompagnait avant d'exister, avant que ce bâtiment n'existe, avant que la terre n'existe. C'est la peur qui poussa un poisson à ramper jusqu'à la terre ferme et à développer des poumons, la peur qui nous apprend à courir, la peur qui nous conduit à enterrer nos morts.

Q, p.179

On a tous des failles. Tout le monde commence comme un vaisseau étanche. Et puis des événements se produisent, on est quitté, on n'est pas aimé, on n'est pas compris, on ne comprend pas les autres, et on se perd, on se déçoit et on se fait du mal. Le vaisseau commence à se fissurer par endroits. Et effectivement, une fois que le bateau prend l'eau, la fin est inéluctable. Quand il commence à pleuvoir à l'intérieur de la galerie marchande, on sait qu'elle ne sera jamais reconstruite. Mais entre le moment où les fissures apparaissent et celui où l'on sombre, il s'écoule un immense laps de temps. Ce n'est que dans cet intervalle qu'on se perçoit mutuellement, parce que, par nos fentes, on voit à l'extérieur de nous et à l'intérieur des autres par les leurs. [...] Auparavant, on contemplait l'idée qu'on s'était faite chacun l'un de l'autre, à l'image de ton store que je regardais sans jamais voir l'intérieur de ta chambre. Mais une fois le vaisseau fissuré, la lumière peut entrer. Et sortir.

Q., p.382

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